Entre bore-out, burn-out et brown-out... c'est la fête
Mentionner le burn-out peut faire peur. Moi-même, j'ai eu peur de faire peur à mon lecteur en le mentionnant. Et pourtant, je ne suis pas la seule, ni la première, ni la dernière à l'avoir rencontré. C'est même presque devenu une mode... Et je peux même constater que c'est une belle chose que ça me soit arrivé ! Peut-être que je pourrais même remercier ce copain d'une période pour avoir frappé (un peu brusquement) à ma porte.
Mais ce n'était pas le premier. Dans des premiers stages, j'ai d'abord connu un autre personnage : le bore-out. Entre pot de fleur et tapisserie, je n'avais pas un rôle très défini, ni les missions qu'on m'avait promises lors de la plupart des entretiens. En bref, l'ennui, mon pire ennemi. On aurait pu croire que face à lui, j'aurais pu trouver l'inspiration et la motivation d'être force de proposition pour le combattre... or, il me prenait toute mon énergie, ce vicieux : moins j'en faisais, moins j'arrivais en en faire.
En parallèle, j'ai aussi fait un bon chemin avec le brown-out : le manque de sens dans ce qu'on me demandait de faire, dans la raison d'être de l'entreprise. Autant vous dire qu'entre le sentiment d'inutilité et le manque d'engagement ressentis lors de plusieurs expériences professionnelles et durant mes études en gestion un bon terrain pour l'émergence de mon troisième poto : le burn-out.
Ce dernier a frappé lors d'un énième stage, en marketing de luxe, à Londres. Les responsabilités ont vite remplacé l'ennui et bien que je les aient beaucoup attendues, elles m'ont alors semblées beaucoup trop lourdes. Sans sens pour moi, la pression liée à mes missions et aux deadlines n'en valait apparemment pas le coup. En tous cas, c'est le message que mon inconscient m'a passé en guise de protection : un jour, je n'ai plus pu y aller.
Je faisais un burn-out de tout : de mes études, de ces stages, où l'envie, la vraie, avait de moins en moins sa place. Et où je ne pouvais plus me résoudre à l'ignorer. C'est suite à mon retour à Lyon, chez mes parents, que j'ai pu repenser tout mon parcours. En tirer bien évidemment beaucoup de richesses, mais aussi me féliciter d'avoir pris ce risque de sauter, sans parachute professionnel, dans le vide. A ce moment-là, je venais de déroger à ma règle : "je finis tout ce que je commence", sans savoir où j'allais, ni comment.
Ça faisait déjà un petit bout de temps que je faisais des chroniques à la radio, en guise de hobby, qui devenait de plus en plus une passion... C'est à ce moment-là que l'ENVIE étouffée depuis trop longtemps de me lancer dans le journalisme "pour de vrai" m'a sauté aux yeux et que cette fois-ci, je l'ai écoutée et suivie. Et c'est là que l'idée du podcast Jump ta life! m'est littéralement tombée dessus.
Si tout conceptualiser paraît un peu clinique, ça m'a en tous cas aidée de lire de plus en plus de papiers sur les sujets du burn-out, bore-out et brown-out. Je ne me sentais pas seule, je faisais partie d'un "mouvement" que beaucoup vivaient en même temps, en conséquence de nombreux changements dans la société actuelle et dans le monde du travail. (Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si j'ai écrit un mémoire sur Les nouveaux types de management et leurs conséquences sur la motivation et le travail des collaborateurs...).
Autant vous dire que si vous aussi vous avez rencontré les même copains sur votre chemin, vous êtes rétamés, avez rebondi, changé de voix, êtes toujours complètement paumés, sachez que vous n'êtes pas les seuls. Et que c'est même nécessaire et salutaire pour vous (re)trouver, suivre votre voie et jumper votre life! Dans tous ces cas, ce podcast vous parlera.
