Notre rencontre
Julie, c'est la sœur d'un de mes meilleurs copains. Tous deux très différents, ils partagent cependant quasiment la même bouille et une énergie de feu.
On s'est croisées à plusieurs soirées, avant que je ne fasse la connaissance de mon copain d'un temps, le burn-out.
Une fois de retour chez mes parents, je ne sais pas pourquoi j'ai pensé à Julie. Je pense pouvoir dire que c'était purement de l'intuition.
Quoi qu'il en soit, on s'est retrouvées dans le loft qui avait abrité la plupart de nos soirées, cette fois-ci sobres et autour d'une brioche dorée.
Quand on s'est mises à nu sur nos expériences passées, j'ai compris que je n'étais pas seule et que je faisais parti d'un mouvement bien présent : le changement de voie de plus en plus fréquent, notamment chez les 20-30 ans.

Quand l'intuition me donne un coup de pouce
Quand l'idée du podcast m'est venue, j'ai intuitivement (encore) pensé à Julie. La première personne que j'avais vue, en dehors de mon cercle très proche, à mon retour aux sources et qui m'avait à la fois inspirée et re-motivée.
Le jour de l'enregistrement de mon premier podcast, je n'avais eu sa réponse que le matin-même. Contrairement à mes habitudes de (bientôt) perfectionniste, je me rappelle d'y être allée au freestyle : un fil rouge de quelques questions, un test express de mon micro et j'étais prête à l'accueillir, en toute confiance.
De son côté, Julie aussi m'a accordé sa confiance. Elle avait accepté de jouer le jeu sans trop savoir dans quoi elle s'embarquait. Elle a fini par discuter une heure durant avec moi, dans ma chambre devenu studio autour d'un café glacé avec comme fond sonore le chant des oiseaux et un avion qui a sûrement cherché à nous écouter. Julie a même accepté de se faire photographier. En tenue de sport, tonique et naturelle. Bref, fidèle à elle-même.
Pourquoi ce titre ? Cette durée ?
A la fin de l'échange, nous étions comme lessivée. Une fatigue liée à la délivrance de tant de pensées et d'émotions enfouies en nous. Un soulagement aussi de se savoir au sein d'un réel mouvement. Au fur et à mesure de la discussion, on s'est toutes deux confiées de plus en plus. C'est pour ça que j'ai opté pour un podcast long, dont la durée ne fait pas l'unanimité : comment attendre de son invité une telle ouverture en 20 minutes ?
C'est après cette première expérience que j'ai trouvé le nom du podcast. Adossée au mur, j'ai crié à Julie : "Jump ta life!". Dans ma tête, sans chercher de nom, j'avais visualisé le rebond dans son entièreté : d'abord la chute, le vide, et puis le saut. Parce que c'est peut-être ça, la vie : le mouvement. Les hauts, les bas. Pour sauter, il faut prendre de la hauteur. Oser descendre. Et ne pas oublier que cela est nécessaire pour remonter, plus haut.
Bonne écoute !